Le maire de Venelles interné !

 
Trouvé ceci sur le « salon Beige » :
 
 
 » Quelqu’un a des nouvelles de Robert Chardon ?
On apprenait il y a quelques jours que le maire UMP de Venelles, Bouches-du-Rhône, avait été frappé sur Twitter d’une sorte de « délire paranoïaque » en prescrivant l’interdiction du culte musulman en France, et que dans la foulée, il aurait été « interné d’office » (certains médias ont dit plutôt « hospitalisé »), et exclu ipso facto de l’UMP. Depuis, silence radio.
 
François Falcon revient sur cette affaire sur Boulevard Voltaire, et s’étonne surtout du black out des journaux français, qu’il juge inquiétant :
 
« Constatant que nombre de commentateurs soutenaient sa provocation, les journaux qui avaient relayé l’information de son internement pour islamophobie sans sourciller ont ensuite observé un blackout complet.
 
L’Affaire a cependant fait réagir bien au-delà de nos frontières et l’imprudent Robert Chardon a eu les honneurs du Welt en Allemagne, du Independent en Grande-Bretagne et même du Times of India. À croire que son propos a réveillé un puissant désir refoulé. Les réseaux sociaux sont également en alerte depuis quatre jours, ce qui rend le silence des médias français d’autant plus étrange, voire très inquiétant.
 
Inquiétant tout d’abord parce que la nouvelle de l’internement forcé d’un élu sur le motif d’un simple tweet dérangeant, nouvelle qui a tenu pendant plusieurs jours de version officielle, aurait dû susciter un immense bruit au pays des droits de l’homme et des Charlie autoproclamés. Ce type de méthode était pratiquée en Russie à l’époque soviétique, mais sous Poutine, de tels abus de pouvoir ne se produisent plus.
 
C’est une méthode de régime totalitaire, ni plus ni moins.
 
Les officiels en ont, semble-t-il, pris conscience et ont légèrement rétropédalé : d’après le sous-préfet d’Aix, Robert Chardon aurait en réalité été interné dans le cadre des soins qu’il subit depuis quelques semaines et non pas en raison de ses propos. Le problème, c’est que Robert Chardon est soigné pour un cancer de la bouche, lequel n’est généralement pas traité dans les hôpitaux psychiatriques et que l’on ne voit pas bien ce que le sous-préfet, représentant du ministre de l’Intérieur, vient faire dans ce dossier médical.
 
Sans doute est-il encore trop tôt pour s’alarmer et l’on n’ose imaginer un seul instant que la République qui se réclame de ces droits de l’homme issus de l’habeas corpus britannique de 1679 en soit réduite à employer des méthodes de monarque absolu, en l’occurrence la méthode des lettres de cachet, les cachets chimiques en sus.
 
Pour rassurer ceux qui s’inquiètent de son sort et qui craignent que l’on soit en train de soigner l’élu de sorte que ses propos deviennent réellement incohérents, le mieux serait simplement de le présenter au public, libre de ses mouvements et de ses paroles et dans l’état où il se trouvait jeudi soir, la dernière fois qu’il s’est entretenu par téléphone avec un journaliste. »Le maire UMP de Venelles veut interdire l’islam en France, il est hospitalisé ?
 
Pourquoi ce maire, dans une république réputée de liberté d’expression qui a défilé pour sa défense le 11 janvier 2015 suite aux attentats de « Charlie Hebdo » perpétré par des musulmans, le pouvoir républicain s’octroie-t-il le droit, tout à fait tyrannique, d’hospitaliser un élu pour délit d’opinion, comme c’était l’usage en Union soviétique ? « 
 
 
orient occident
 
 
***
 
 
 
Yves-Marie Adeline explique dans son livre de philosophie politique « Philosophie de la royauté » , au chapitre consacré sur la volonté générale, qui vient de paraître en mai 2015 :
 
 
« Le critère de la « volonté générale », tel que présenté par Rousseau, justifie aussi que l’usage de la raison doive être conforme à l’esprit des Lumières. En effet, si, dans le domaine politique, la volonté générale détermine une pratique sociale, alors la raison, produit de la conscience, elle-même instinct divin exhumant une volonté générale, devra se conformer à la pratique sociale produite par la volonté générale. C’est ce qui permettait à Mao Tsé-toung d’écrire dans son livre intitulé De la pratique : La vérité d’une connaissance ou d’une théorie est déterminée non par une appréciation subjective, mais par les résultats objectifs de la pratique sociale.  
 
Le critère de la vérité ne peut être que la pratique sociale. » 
 
Autrement dit, si le raisonnement que je tiens n’est pas conforme aux raisonnements de la pratique sociale, déterminés par la volonté générale rousseauiste, c’est que je me suis trompé. Plus encore, c’est que j’ai raisonné autrement que ce que j’aurais voulu. Je n’ai donc pas véritablement employé ma raison, j’ai produit de l’irrationnel.
 
Ceci explique que, dans l’ancienne Union soviétique, les opposants au régime étaient considérés comme fous et enfermés dans des hôpitaux psychiatriques : le critère de la vérité étant déterminé par la pratique sociale, leur raison n’était pas la raison. »
 
(« Philosophie de la royauté », p. 64-65)
 
En république « française », il en va comme en ex-Union soviétique : tout opposant à l’islamisation de notre pays catholique va se voir victime d’un internement abusif de la part des « autorités » républicaines !!
 
 
« Quand on hait les tyrans, il faut aimer les rois. » (Victor Hugo)
 

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