Grand Transfert, Grand Remplacement et Grand Rassemblement

Grand Transfert, Grand Remplacement et Grand Rassemblement

Publié par Antonin Campana 16 Novembre 2017

sur son blog autochtonisme.com

J’aime reproduire ici les articles d’Antonin Campana. Ses analyses fines et basées sur l’Histoire du « Grand Déraillement » nous éclairent et ouvrent une voie qui semble en effet être la seule restant à notre disposition pour échapper à la disparition complète en tant que peuple.  

Nous définissons le Grand Transfert comme le produit d’une escroquerie intellectuelle qui a juridiquement fait basculer le peuple français de la nation ethnique à la nation civique.

Jusqu’en 1789, le peuple français est représenté dans sa globalité par le corps mystique du Roi qui symbolise tout à la fois une lignée ancestrale, une appartenance civilisationnelle et une religion communes (Cf. Ernst Kantorowicz, Les deux Corps du Roi, Gallimard, 1957). La France est une « nation ethnique ». Dit simplement, un « Français » est pour le monde entier un Blanc de religion chrétienne et de culture gréco-latine.

A partir de 1789, la nation française n’est plus représentée par le Roi mais par une « Assemblée » (celle-ci se prétend d’ailleurs « nationale » depuis le 17 juin 1789). Dès ce moment, le peuple français n’est plus défini par les révolutionnaires comme une nation ethnique mais, pour reprendre les termes de Sieyès (qui s’inspire de l’idéologie du contrat) comme un « corps d’associés vivant sous une loi commune et représentée par la même législature ». La France devient alors une « nation civique » fondée sur des valeurs universelles et ouverte à tous les hommes. Dit simplement : à partir de ce moment et jusqu’à aujourd’hui, un « Français » ne sera plus obligatoirement un Blanc de religion chrétienne et de culture gréco-latine.

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Il reviendra à la fête de la Fédération du Champs-de-Mars (14 juillet 1790) de célébrer en grande pompe la naissance du « corps d’associés ». Il s’agissait d’annoncer au monde la formation d’une « nation civique » entièrement fondée sur un « pacte républicain » associant des individus conçus comme de pures abstractions. Comprenons bien : conformément à la théorie du contrat social, ce sont des individus « hors sol » qui passent ainsi contrat, non des groupes. On entre donc individuellement dans la nation civique ! Ainsi, juridiquement, les Français ont-ils été transférés un à un de la nation ethnique à la nation civique. En droit républicain, la nation ethnique a été littéralement vidée de ses membres : elle n’existe plus.

Le Grand Transfert est à la fois une illusion (la nation ethnique existe toujours, nous voulons la libérer) et le produit d’une escroquerie intellectuelle. Selon la mythologie républicaine, le « pacte républicain » proclamé le 14 juillet 1790 établirait que les Français ont en toute conscience accepté d’être individuellement extraits de la nation enracinée dans une lignée et une culture (la « nation ethnique ») pour être transférés dans un corps politique ouvert à tous les hommes (la « nation civique »). Or cela est faux : les Français n’ont rien accepté du tout et ceux d’entre eux qui ont « accepté » d’abandonner un peuple réel pour un « corps d’associés » artificiel (les Gardes nationaux réunis au Champ-de-Mars en 1790), ne représentaient qu’eux-mêmes, agissaient souvent sous la contrainte et ignoraient la signification exacte de la mascarade à laquelle ils participaient. En fait, le « pacte républicain » n’engage personne, si ce n’est les quelques républicains qui ont compris la signification réelle de celui-ci et l’accepte pour ce qu’il est : une trahison !

Comme nous l’avons déjà souligné, ce Grand Transfert n’a au départ aucune importance puisque la nation civique recoupe entièrement l’ancienne nation ethnique : tous les Français de papier sont aussi des Français de souche. Cependant, le « pacte républicain » renvoie à « l’universalisme républicain » (voyez ici Wikipédia), c’est-à-dire à l’idée que la République et ses valeurs sont universelles et que le « pacte » est ouvert à tous les hommes.

Très tôt, dès 1790, la République va « individuellement » transférer le peuple juif dans la nation civique, conformément à ce que préconisait Clermont-Tonnerre : « Il faut tout refuser aux Juifs comme nation et tout accorder aux Juifs comme individus. Il faut qu’ils ne fassent dans l’Etat ni un corps politique ni un ordre. Il faut qu’ils soient individuellement citoyens ».

Ensuite la République a individuellement transféré dans la nation civique certains habitants des colonies d’Asie ou d’Afrique. Enfin, ces 40 dernières années, elle a individuellement transféré dans la nation civique des millions d’immigrés venus de toute la planète, générant une guerre civile larvée et le « Grand Remplacement ».

Le Grand Remplacement est donc une conséquence directe du Grand Transfert puisque celui-ci place la nation ethnique, à la fois niée et désagrégée (juridiquement), dans un « creuset » qui « assimile », « intègre », « insère » ou « inclut » tous ceux qui veulent bien se donner la peine d’y entrer.

Cette nation civique est aujourd’hui la seule légale.

Officiellement, le peuple ethnique des Français de souche européenne n’existe pas et n’a par conséquent aucun droit.

Or la nation civique, structurée autour d’un fantasmatique « pacte républicain », est d’une grande toxicité pour le peuple autochtone. Si celui-ci n’en sort pas, il sera probablement dissous avant la fin de ce siècle.

Cependant, il faut être lucide : le peuple autochtone ne peut pour le moment s’extraire « physiquement » de la nation civique, c’est-à-dire, concrètement, de la société multiculturelle. Mais il peut, par un « Grand Retour » autochtone à la nation ethnique, se ré-agréger au sein même de la nation civique. C’est ce qu’en d’autres termes nous nommons le « Grand Rassemblement ».

Pour survivre, en attendant la Libération, les Autochtones vont devoir apprendre à être dans la nation civique sans être de la nation civique. Cela n’est possible qu’à la condition de mettre en place une société parallèle autochtone et un Etat autochtone représentatif de la nation ethnique.

Une gageure ? L’avenir montrera que non.

Antonin Campana

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